Changement des conditions d’utilisation de WhatsApp. Pavel Durov (Telegram) répond

Si vous vous intéressez aux nouvelles technologies et/ou utilisez la messagerie WhatsApp, vous avez dû entendre parler d’un changement des conditions d’utilisation de la part de la maison mère Facebook. Ce changement de conditions, qui ne concerne pas l’Europe (pour le moment), est expliqué dans un lien que vous trouverez dans l’article ci-dessous ainsi que dans les sources.

Message du fondateur de Telegram au sujet de WhatsApp et Facebook

La réponse de Pavel Durov à ce changement

Pavel Durov, le fondateur de la messagerie Telegram, a répondu sur son canal Telegram au changement de conditions d’utilisation de WhatsApp. Voici la traduction de son message du 8 janvier 2021 :

J’entends que Facebook a un département entier qui essaie de comprendre pourquoi Telegram est si populaire. Imaginez des dizaines d’employés qui travaillent là-dessus à plein temps.

Je suis heureux de pouvoir faire économiser des dizaines de millions de dollars à Facebook et de dévoiler gratuitement notre secret : le respect de vos utilisateurs.

Des millions de personnes sont indignées par le dernier changement des conditions d’utilisation de WhatsApp, qui stipulent désormais que les utilisateurs doivent transmettre toutes leurs données privées au moteur publicitaire de Facebook*. Il n’est pas surprenant de voir le nombre d’utilisateurs passer de WhatsApp vers Telegram croitre depuis quelques années déjà et ce phénomène s’est accéléré.

Avec environ 500 millions d’utilisateurs (et ce chiffre est en croissance), Telegram est devenu un problème majeur pour la société Facebook. Incapable de rivaliser avec Telegram en termes de qualité et de confidentialité, WhatsApp (de Facebook) semble s’être tourné vers le marketing secret : les éditeurs de Wikipédia ont récemment exposé l’ajout volontaire d’informations biaisées dans l’article de Wikipédia sur WhatsApp.

Nous avons également détecté des robots qui diffusent des informations inexactes sur Telegram sur les réseaux sociaux. Voici les 3 mythes qu’ils mettent en avant :

Mythe 1 : « Le code informatique de Telegram n’est pas open source ». En réalité, toutes les applications client de Telegram sont open source depuis 2013. Notre chiffrement et notre API sont entièrement documentés et ont été examinés par des experts en sécurité des milliers de fois. De plus, Telegram est la seule application de messagerie au monde à disposer de versions vérifiables à la fois pour iOS et Android. Quant à WhatsApp, ils masquent intentionnellement leur code informatique, ce qui rend impossible la vérification de leur chiffrement et de leur confidentialité.

Mythe 2 : « Telegram est russe ». En fait, Telegram n’a ni serveurs ni bureaux en Russie et y a été bloqué de 2018 à 2020. Telegram est toujours bloqué dans certains pays autoritaires comme l’Iran, tandis que WhatsApp et d’autres applications « supposées sécurisées » n’ont jamais eu de problème dans ces pays.

Mythe 3 : « Telegram n’est pas chiffré ». Chaque chat sur Telegram a été chiffré depuis le lancement de l’application. Nous avons des chats secrets chiffrés de bout en bout et des discussions qui sont stockées dans le Cloud de façon sécurisée et distribué en temps réel. WhatsApp, en revanche, n’a eu aucun chiffrement pendant quelques années, puis a adopté un protocole de chiffrement financé par le gouvernement américain. Même si nous supposons que le chiffrement WhatsApp est solide, il est invalidé via plusieurs portes dérobées et la dépendance aux sauvegardes.

Rien qu’en 2019, Facebook a dépensé près de 10 milliards de dollars en marketing (je suppose que cela inclut les robots payants sur Wikipédia et d’autres sites).

Contrairement à Facebook, Telegram ne dépense pas d’argent, encore moins des milliards de dollars, en marketing. Nous pensons que les gens sont assez intelligents pour choisir ce qui leur convient le mieux. Et, à en juger par le demi-milliard de personnes utilisant Telegram, cette croyance est justifiée.

* Comme l’a précisé Nancy Sweeney, directeur de la politique de WhatsApp pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique, le troisième point clé exposé dans cet article, ne s’applique pas (pour le moment…) aux utilisateurs de WhatsApp basés en Europe.

Sources et références

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